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La Qualité de Vie au Travail, une thématique actuelle qui a pourtant des racines anciennes

La Qualité de Vie au Travail, une thématique actuelle qui a pourtant des racines anciennes
Conseils QVT

La Qualité de Vie au Travail, une thématique actuelle qui a pourtant des racines anciennes

Aujourd’hui, la qualité de vie au travail gagne en importance et peut devenir un véritable fondement du monde professionnel actuel.

Pourtant, son apparition n’est pas si récente et c’est un sujet au cœur des structures depuis de nombreuses années que l’on retrouve depuis déjà quelques années. Il faut revenir plusieurs décennies en arrière pour trouver les premières traces de questionnement sur la Qualité de Vie au Travail.

Taylorisme et QVT

Dès les années 50, les recherches du scientifique britannique Eric Trist montre les limites du Taylorisme d’un point de vue social et productif. Les résultats de ses travaux montrent un lien très fort entre la productivité des salariés et l’organisation de l’entreprise, voire de ses méthodes de travail. Il met d’ailleurs en exergue l’importance cruciale du collectif au sein d’un groupe de travail en montrant ses nombreux bienfaits psychologiques. Dans ce concept, la QVT prends ses origines dans une organisation du travail qui s’articule entre les dimensions humaines, techniques et sociales au travail. Dans une époque où le travail est synonyme de labeur et de souffrance, la thèse soutenue par Trist est réellement en avance sur son temps. Il est très important de comprendre que l’efficacité au travail est très intimement liée à la Qualité de Vie au Travail par le lien entre l’organisation du travail et les méthodes de production.

C’est lors d’une conférence à New-York en 1972 que le terme de Qualité de Vie au Travail est énoncé pour la première fois officiellement. Sont mis en avant les questions d’intégrité physique, d’intégrité psychique, de développement du dialogue social ainsi qu’un équilibre entre la vie au travail et la vie en dehors du travail. On pose alors les principes d’intégration de la prévention des risques professionnels à l’ensemble des situations de travail, que ce soit dans les locaux de travail, en utilisant les machines et appareils, par les produits utilisés, ou encore par la formation pratique à la sécurité de chaque salarié à son poste de travail. Depuis, la Qualité de Vie au travail n’a cessé de prendre de l’ampleur et elle est un enjeu de poids aujourd’hui.

Il est important de rappeler l’exigence du Taylorisme pour les organismes des salariés.

Méthode de travail dans laquelle les gestes inutiles sont laissés de côté, elle laisse une part énorme à la machine et l’outillage. L’être-humain est subordonné et a pour but de seconder cette machine qui fait le travail principal. Cette forme de travail est censée augmenter la productivité des usines en omettant tout concept de respect du salarié et de bien-être au travail. Cette pratique découpe le travail en de nombreux fragments en donnant chaque étape de la création d’un objet à un ouvrier spécialisé. C’est une méthode d’organisation du travail que l’on pourrait considérer comme étant très scientifique. Suivant le principe du travail à la chaîne, le Taylorisme va encore plus loin et optimise réellement le moindre mouvement des salariés. Essuyant de vague critique tout au long du XXème siècle, notamment de la part des ouvriers les plus cultivés, ce principe sera contesté et certains penseurs feront le maximum pour mettre un terme à cette organisation du travail qui place l’humain en marge des problématiques professionnelles.

Le point de voûte du Taylorisme est une individualisation des salaires qui récompense ainsi les employés travaillant mieux et plus longtemps. Cela permet ainsi de créer une concurrence entre chaque salarié et faire croître la productivité des entreprises. Contrairement au Fordisme, cette pratique promeut la méritocratie, mettant ainsi en place une compétition entre les ouvriers.

Des troubles psychiques et physiques apparaîtront chez certains salariés et certains artistes comme Charlie Chaplin critiqueront cette méthode de travail dans leurs œuvres, c’est le cas de l’acteur et réalisateur britannique susnommé dans le long-métrage « Les Temps Modernes ».

La question de la qualité de vie au travail est présente dès les années 1970 dans le nouveau monde mais aussi à l’intérieur du vieux continent, cependant l’Europe a du mal à réfléchir sur le sujet car elle mène déjà le combat contre les difficultés du travail, les risques psychosociaux que cela pourrait engendrer ainsi que sur la santé au travail plus généralement. On tente de répondre à une problématique collective d’organisation du travail avant de se centrer sur les individualités. En France, le sujet est généralement appelé « Amélioration des conditions de travail » qui évoque donc plutôt les risques professionnels et la prévention.

Un changement idéologique récent

L’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) met en place les « semaine de la QVT » dès le milieu des années 2000. Ayant pour objectif de mettre en lumière cette importante problématique de la qualité de vie au travail, ces semaines de la QVT ont un thème particulier chaque année et au fil des saisons, de plus en plus d’entreprises prennent part à cette démarche.

Placé sous la tutelle du ministère du travail, cela montre bien l’importance grandissante des conditions de travail des salariés et met en évidence la fait qu’une entreprise qui fonctionne et qui est productive doit correctement entretenir ses salariés et favoriser leur développement personnel durant leur activité.

Aujourd’hui, bien plus que les douleurs physiques, ce sont les troubles psychosociaux qui sont mis en avant dans l’amélioration de la qualité de vie au travail. Améliorant ainsi une situation globale qui ne se limite pas qu’à des maux physiques. La démocratisation des maladies mentales et psychiques démontre un phénomène générationnel dans la volonté d’améliorer l’intégrité psychologique des actifs et de replacer l’être humain au cœur des pratiques professionnelles.

L’idée même de productivité a changé aujourd’hui, loin d’un passé où les résultats issus d’une quantité de travail toujours plus grande d’un salarié était sa seule source d’épanouissement professionnel, en plus de sa paye à la fin du mois bien-sûr. Aujourd’hui on considère que la productivité tient son apparition du bien-être des salariés et de leur appartenance aux groupes de travail de l’entreprise. C’est dans ce sens que l’on remarque une forte popularité des Team-building, des évènements en entreprises ou encore des Afterworks.

Prendre en compte la qualité de vie au travail de vos salariés sera forcément un investissement intéressant Augmentant la productivité de chaque individu, cela va aussi permettre un meilleur travail d’équipe. Vos collaborateurs viendront avec plus d’envie au travail et auront à cœur de mettre la main à la pâte pour contribuer au bien-être d’une entreprise qui prend soin d’eux. Améliorant ainsi leur engagement, favorisant l’innovation et diminuant l’absentéisme dans votre société, vous pourrez donc voir vos résultats économiques considérablement augmenter.

Laisser certains de vos employés dans la solitude ou dans une potentielle rengaine à l’intérieur de leur profession risque d’empirer certaines situations et engendrer des finalités désastreuses, dès qu’un doute vous atteint quant à l’intégrité physique ou psychique d’un des travailleurs de votre entreprise il faut agir et prévenir les maux dès leur apparition.

Alors n’hésitez plus et mettez en place des ateliers individuels et collectifs dans votre société pour améliorer la qualité de vie de vos salariés !


BONIFACIE Bastien

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